mercredi 9 décembre 2009

Paris est une fête


Pour moi Paris est une fête éternelle et une abstraction poétique. Je vois Paris à travers les récits d'Ernest Hemingway et Maximilian Voloshin. Je trouve que les plus beaux textes sur cette ville ont été écrits par des étrangers. Le poète russe Maximilian Voloshin (1877-1932) a écrit des lignes sublimes sur Paris. J'ai cherché pendant longtemps des traductions françaises de ces poèmes . Comme je ne les ai jamais trouvées, j'ai décidé de faire la traduction moi-même. J'ai commencé par l'un de mes poèmes préférés.

La pluie

Sous la pluie Paris s’épanouit

Gris comme une rose…

Murmure et enivre

Avec la caresse moite des narcoses.


Sur les fenêtres en dansant

Par la vitesse éprises,

En riant, en triomphant,

Se tortillent les fées grises…


Des milliers de doigts tirent

Les fils de soie grise,

Le métier à broder soupire

Sous l’aiguille pressée, soumise.


Sur le vernis bleuissant

Courent les taches de lumière…

Dans la pénombre filant

Se troublent leurs chimères…


Tant de doux regards différents !

Et qui filent dans la tourmente,

Et embrassent les passants,

Et caressent les plantes…


Et sur les tas de trésors

Versés sur le macadam,

Regardent les yeux des monstres

De la hauteur de Nôtre Dame…

dimanche 6 décembre 2009

Aux portes magiques de l'Asie


"Sous le soleil d'Asie, au pied des Monts de cristal ou sur les rives du Baïkal, dans la grande steppe, se trouve une véritable merveille: le berceau du peuple mongol. L'ancienne patrie de Gengis Khan.
La compagnie a tiré son nom du plus profond et du plus beau lac du monde: Le lac Baïkal. Elle présente des chants et des danses de toutes les ethnies mongoles. Elle révèle aussi la beauté et l'originalité de ces peuples. Elle perpétue la tradition et en même temps, apporte une touche de modernité dans la chorégraphie afin de rendre accessibles à tout publique, les danses issues des anciens temps.
Les costumes du théâtre BAÏKAL, cousus de façon traditionnelle montrent que la maîtrise des anciens artisans n'est pas oubliée. La soie, le velours, le satin et le cuir, ainsi que nombre d'autres matériaux, servent à donner à leurs costumes, l'originalité, la beauté et le chatoiement qui rend exceptionnel ce spectacle et qui émerveille le spectateur, en lui donnant l'impression d'être l'invité d'honneur de cette grandiose fête populaire.
La culture et l'histoire de ce peuple vous transportent dans ce passé glorieux, sur les traces de Gengis Khan. Un voyage dans un monde merveilleux, où se mêlent force, grâce et mystère..."















mardi 1 décembre 2009

Songe d'une nuit d'automne

La photographie est magique! Une erreur de réglage peut créer un effet surréaliste. J'aime bien ces images étranges et floues, car elles reflètent l'essence de la vie. La vie n'est qu'un brouillon, la suite des images imparfaites. Le mode d'emploi est égaré et on ne peut pas revenir en arrière pour réécrire les pages , changer de décor ou d'éclairage.

lundi 30 novembre 2009

Olga


Olga a 22 ans, elle est belle et intelligente. Elle a un visage de poupée de porcelaine et les yeux bridés de l'Asie. Olga est ingénieur chimiste, elle a appris le français en quatre mois et a obtenu la bourse Eiffel* pour faire ses études à Paris. Olga est ma cousine.

*Le programme de bourses d'excellence Eiffel, lancé en janvier 1999 par le ministère des Affaires étrangères et européennes, est destiné à soutenir l'action de recrutement à l'international des établissements d'enseignement supérieur français, dans un contexte de concurrence accrue entre pays développés pour attirer l'élite des étudiants étrangers dans des formations de niveau Master, Ingénieur ou Doctorat.





mercredi 25 novembre 2009

Poncho


La vie nomade m'a toujours fait rêver. Si j'avais assez de moyens pour ne rien posséder, je ne passerais pas plus de trois mois au même endroit. Depuis quelques années je m'impose une certaine discipline géographique, car je voudrais que ma fille ait une vie stable. J'exprime mon amour des voyages à travers mon style vestimentaire. J'aime porter des robes chinoises, des manteaux brodés, des tuniques indiennes, des cachemires de Mongolie, des bijoux exotiques. Mon dernier coup de coeur d'inspiration nomade: un poncho , qui apporte à mon quotidien une touche de l'Amérique du Sud.


Poncho Paul§Joe
Sac et chaussures Chloé
Mitaines Céline (ancienne collection)
Pull Tara Jarmon


lundi 23 novembre 2009

Marchand au carré


Comme vous savez déjà, je me suis passionnée par la photographie il y a quelques mois. J'ai fait des milliers de clichés depuis l'achat de mon premier reflexe Canon. Je commence à avoir une vision plus précise de cette forme de créativité.
Je ne suis pas du tout intéressée par la macrophotographie, je sais que je ne pourrai jamais créer des magnifiques portraits d'insectes, je ne pourrai jamais créer des compositions très graphiques avec des gouttes d'eau et des pétales des fleurs. Je ne suis pas du tout frustrée par ce fait.
L'architecture et des beaux paysages m'ont passionnée pendant un bref instant. Je me suis vite rendue compte qu'on est toujours tributaire du temps et de l'heure de la journée, quand on veut faire des belles photos de paysage ou de l'architecture. La lumière est la plus belle soit tôt le matin, soit le soir avant le coucher du soleil. Il se trouve que j'ai autre chose à faire tôt le matin et le soir avant le coucher du soleil. En plus je ne suis qu'une petite femme fragile et j'ai peur de me promener toute seule à la campagne à la recherche d'un beau panorama sans un seul poteau électrique et sans une seule poubelle verte.
La photographie animalière ne me tente pas non plus. Je me suis entraînée pendant des heures sur mes chiens et mon chat et au bout de 500 portraits de leurs museaux je me suis lassée.
Le seul sujet me passionne vraiment: l'être humain. J'adore saisir des regards, des gestes, des postures. Comme je passe beaucoup de temps chez moi en ce moment, je photographie surtout les personnes qui se trouvent dans mon entourage immédiat. Je commence à avoir une belle série de portraits de mon mari et de son fils.


samedi 21 novembre 2009

La femme de mon mari

Je commence ma journée avec une crêpe au Nutella, parfois deux. Je culpabilise un quart d’heure plus tard.

A 16 ans j’ai pris la décision ferme de me consacrer à une carrière d’interprète. J’ai visé l’UNESCO et l’ONU comme des terrains de prédilection où je pourrais exercer mes talents de polyglotte. J’ai commencé à apprendre toutes les langues étrangères imaginables (y compris le français) et surtout à me construire une garde-robe qui serait compatible avec ma future fonction. Aujourd’hui j’ai 34 ans, je n’ai jamais mis les pieds ni à l’ONU, ni à l’UNESCO, je mène une vie paisible de mère de famille, mais je parle français tous les jours et je continue à porter les petites robes noires achetées il y a des années pour mon éventuelle carrière.

J’ai des origines russes, mongoles et allemandes, je suis mariée avec un français. Ce qui veut dire que je ne suis ni russe, ni mongole, ni allemande, ni française. A la question que se posent tous les philosophes : « qui sommes nous, d’où venons nous, où allons nous », je réponds : je suis moi, je viens de chez moi et j’y retourne.

J’ai déménagé 22 fois en 34 ans. Je vis en France depuis 6 ans, mais j’ai gardé un petit appartement en Sibérie Orientale. Je n’arrive pas à bruler les ponts.

J’adore le cinéma muet, je peux regarder pendant des heures des films avec Rudolph Valentino.

Je ne suis pas nostalgique du passé, mais j’aime rajouter des touches rétro à mon quotidien. Des petites notes nostalgiques apportent un peu de douceur et de romantisme à la vie moderne.

Je suis nulle en informatique.

Merci à Ithaa de m’avoir décerné cet awards !

Je le décerne à Mahayanna, Pierre-Jean et Caroline la Carobine.